Nous continuons notre étude de la confession de foi en portant nos regards sur l'homme et le péché. Les deux sont pratiquement inséparables, c'est pourquoi ils sont mentionnés ensemble dans nos confessions de foi.
L'homme
Quelques passages s'imposent :
Gen 1:27 — distinctives entre l'homme et la femme... ils sont tous deux créés à l'image de Dieu. Le sens du mot « homme » est considérable. On nous informe que Dieu créa l'homme à son image, homme et femme. Par ceci, nous comprenons que l'homme et la femme ont une même valeur aux yeux de Dieu, mais aussi différentes fonctions.
Gen 1:30 — l'homme doit dominer sur les autres créatures. Le fait que Dieu ait donné la tâche de nommer les animaux à Adam est rempli de sens. Dans la culture de l'époque, donner le nom était symbolique de l'autorité que tu exerces sur la chose que tu nommes. C'est semblable à aujourd'hui où l'on nomme les articles que nous possédons, ou comme un parent qui nomme son enfant. L'enfant lui « appartient » en quelque sorte.
Gen 1:31 — la création, et l'homme en particulier, est définie comme étant « très bonne. » Nous constatons que Dieu, souverain sur toutes choses, est content de l'oeuvre de ses mains. Il se réjouit. L'homme est donc créé à l'image de Dieu et bénéficie d'une valeur intrinsèque.
Gen 2:7 — l'homme possède le souffle de Dieu. Il est animé d'un esprit qui lui donne la conscience du divin, de l'éternité. (voir Ecc 3:11)
Gen 2:18 — la complémentarité de l'homme et de la femme. La relation entre les deux reflète un aspect de la nature de Dieu — l'amour relationnel. Dieu, trois personnes en un, jouit d'une relation parfaitement harmonieuse. Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit jouissent d'une harmonie parfaite. Le seul moment où cela fut perturber est lorsque Jésus venu mourir sur la croix.
Une bonne question pour une étude approfondie serait de répondre à la question suivante « Pourquoi Jésus devait-il mourir dans la chaire, séparé de Dieu? »
Gen 3:8 — Nous voyons que l'homme a une conscience, une partie du divin qui ne le laisse pas s'en sortir innocent d'avoir désobéi à Dieu.
Gen 3:16-17 — Nous constatons que le péché amène chez l'homme des relations brouillées. (Nous y reviendrons lorsque nous aborderons le péché)
Gen 3:19 — l'homme est un être mortel. Il ne peut pas vivre indéfiniment. Il était limité par sa naissance, maintenant, il sera limité par sa mort.
Gen 3:24 — le comble de l'homme pécheur est qu'il soit séparé de Dieu. Ceci pourrait nous apparaître un peu banal (si on est honnête avec nous-mêmes) jusqu'à ce que l'on saisisse combien « être dans la présence de Dieu » est tellement bon, parfait, et désirable. Je crois qu'on peut affirmer que la plus grande raison pourquoi le péché ne nous effraye pas plus est que nous n'avons pas goûté à la magnificence que c'est d'être dans la présence du Dieu créateur, « le bon Dieu » comme on dit à la légère.
Le Péché
Gen 3:6 — L'homme fut créé avec un potentiel pour le péché. Comment cela s'accorde-t-il alors avec le fait que Dieu ait créé l'homme parfaitement? La réponse ne repose pas dans l'homme autant qu'elle découle de la façon dont Dieu établit la création. Le juste juge impose des limites à la création. Il imposa aussi des limites à l'homme: ce qui est bien et ce qui est mal. Le moment que la "loi" de Dieu fut introduite dans la création, il y avait aussi la présence et le potentiel du péché. Pour répondre à une question classique qu'on entend souvent: Dieu n'a pas créé le mal. En fait, Dieu a créé toutes choses, mais il a aussi ajouté une valeur morale à toutes choses qu'il a créé. Le "mal" est le résultat de la distinction faite par Dieu entre ce qui est bien et ce qui ne l'est pas.
Illustration : Imaginons pour un instant que je décide un jour de tracer une ligne sur le trottoir en avant de ma maison. Le terrain m'appartient. J'ai le droit. Et en plus, je décide que toute personne qui traverse cette ligne doit me donner une barre de chocolat. Qu'est-ce que je viens de faire? (à part augmenter la valeur du chocolat sur mon terrain) Je viens de faire une distinction sur mon terrain, et je viens d'introduire une conséquence. Le moment que j'ai introduit un certain ordre moral, j'admets en même temps la présence du « malfaire. »
Gen 3:7 — l'homme a la conscience de ce qui est bien et mal. Nul n'est jugé complètement innocent. L'homme n'a plus d'excuses devant Dieu. Le péché le rend responsable de ses actes.
Gen 3:8 — le péché détruit la relation de l'homme avec son créateur. Dieu est moins perçu. L'image de Dieu est brouillée, et la communication est difficile.
Gen 3:12 — le péché rend une relation harmonieuse entre Adam et Eve plus difficile. Quelle tristesse d'avoir connu une harmonie parfaite pour finir ses jours sans espoir de la retrouver comme avant la chute?
Gen 3:14-19 — entre la malédiction et la souffrance... chose inconnue jusqu'à présent. Imagine pour un instant Adam qui se cogne la main et qui pour la première fois de sa vie ressent une certaine douleur. Imagine la sensation de vieillir pour la première fois de sa vie. Quel changement de l'état des choses!
Nos confessions de foi l'expriment de la façon suivante :
L’homme : Nous croyons que l’homme a été divinement créé à l’image de Dieu; qu’il a péché, devenant coupable devant Dieu, d’où sa dépravation totale pour laquelle il encourt la mort physique et spirituelle. (AEBEQ)
5. Nous croyons que l’homme fut créé à l’image de Dieu mais qu’il est tombé dans le péché et, par conséquent, il est perdu. Il devra donc être sauvé et obtiendra la vie spirituelle uniquement par l’action régénératrice du Saint-Esprit. (EELPQ)
2 comments:
Je voudrais faire un commentaire sur la comparaison des professions de foi en ce qui a trait à l’Esprit.
J’ai trouvé dimanche que dans la confession de foi de l’EELPQ on met plus l’accent sur le travail de l’Esprit Saint comme ayant une grande influence dans la conversion et la conviction du chrétien.
Il me semble y interpréter que l’Esprit Saint est la source qui propulse le chrétien dans le Salut par la grâce, de la Foi en Jésus et dans la conviction qu’Il est le seul et unique Chemin de la vie éternelle, j’ai apprécié cet aspect de la confession de l’EELPQ.
Il est vrai qu’en soufflant dans ses narines l’esprit de vie. Dieu fait une distinction entre l’homme et toute autre créature sur terre ce qui lui donne sa dignité et sa responsabilité. Dieu forme a façonné de la poussière, et y a placé une âme vivante, qui le maintien en rapport direct avec Lui par le souffle de l’esprit de vie. Au début l’homme était, par son existence, en relation immédiate avec Dieu, car il tenait sa vie immédiatement de Lui. C’est pourquoi il est appelé «la race de Dieu», Actes 17.29 et il est dit en Luc 3.38 « (fils) d’Adam (fils) de Dieu».
L'Assemblée, peuple de Dieu actuel, est formée depuis la Pentecôte par le souffle vital du Saint-Esprit (Actes 2:2) et j’aime la façon dont ce rappel nous est mentionné dans la profession de foi de l’EELPQ. C’est parce qu’il a reçu, le souffle de vie (la connexion spirituelle avec Dieu) que l’homme est capable de la percevoir de nouveau lorsque l’Esprit Saint l’appelle, c’est du moins ce que j’en comprends. C’est ce qui lui donne le privilège à l’homme malgré sa déchéance et son éloignement de Dieu de revenir se brancher à Dieu son Créateur à travers Christ son Sauveur. Le chrétien reçoit comme les disciples au jour de la Pentecôte, le souffle de Dieu, l'Esprit de Christ ressuscité. Il devient une nouvelle création (2 Cor.5:17), car Christ est un esprit vivifiant qui donne la vie éternelle.
C'est bien dit Michel. En effet, l'action régénératrice du Saint-Esprit est basée sur le fait que l'homme fut créé avec un souffle, donc une âme. Ce souffle a aussi subit la conséquence de la chute par le péché d'Adam.
L'homme possède donc toujours le souffle de vie, mais il y a quelque chose qu'il a perdu à cause du péché. C'est pourquoi les textes bibliques du NT mentionnent "nouvelle vie" ou "nouveau souffle" pour signifier l'action de "redonner vie." C'est une genre de re-création que Dieu opère basée sur la rédemption de Jésus-Christ, et appliquée de nouveau par le Saint-Esprit.
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